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Laure Desegaulx – Swapbook

par Hélène

Et si vendre vos livres d’occasion pouvait vous permettre non seulement d’en acheter d’autres, mais également de soutenir des associations… C’est ce que nous propose Laure Desegaulx avec son application Swapbook.

Pour chaque transaction, un don est fait à une association partenaire. Consommer autrement est possible, un livre n’a pas une durée de vie égale à une seule lecture, bien au contraire !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Laure Desegaulx, j’ai 28 ans. Je suis une personne très dynamique, passionnée et ambitieuse.

Quelles ont été les grandes étapes de votre parcours de formation ?

J’ai fait une licence mathématique appliquée et science sociale à l’Université à Paris, suivi d’un master en finance.

laure desegaulx

J’ai un parcours plutôt mathématique, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Mais c’est vers le secteur du livre que j’ai souhaité travailler.

À la sortie de mes études, j’ai travaillé durant un an en banque d’affaires. Le poste que j’occupais été vraiment très intéressant, mais je n’ai pas réussi à y trouver ma place, et je ne trouvais pas forcément de sens à ce métier.

C’est à la suite de mon expérience en banque d’affaires que j’ai décidé de créer une entreprise. Pour moi, en créant swapbook, j’avais surtout l’idée de créer un impact positif sur la société et de promouvoir l’accès à l’éducation et à la culture pour tous à travers ce projet.

Pourriez-vous nous parler de votre entreprise ?

À l’origine, swapbook était une application uniquement pour les étudiants. Aujourd’hui, nous l’avons développé pour qu’elle soit accessible à l’ensemble des lecteurs.

Cette application permet de mieux consommer, car son objectif est de vendre et d’acheter des livres d’occasion entre particuliers à un prix juste.

La particularité de cette application est que l’on soutient des associations avec qui nous sommes partenaires pour chaque achat effectué. swapbook a été créé avec cette idée de partenariat, c’est un produit de l’économie circulaire.

swapbook application

Nous prenons une commission sur les ventes et une partie de cette commission est reversée à une association.

Swapbook évolue, actuellement, il n’est possible d’acheter des livres d’occasion qu’entre particuliers. Nous allons mettre en place prochainement un partenariat avec des petites librairies pour proposer plus de choix.

Ce que nous souhaitons, c’est sensibiliser le consommateur en lui montrant quel est l’impact de sa consommation. Il est important aujourd’hui de consommer autrement et d’acheter d’occasion plutôt que neuf.

Nous avons encore beaucoup de projets, je me suis d’ailleurs associée avec deux femmes pour faire grandir ce projet.

Nous préparons la mise en place de Swapbook au niveau d’un campus universitaire et d’une ville. C’est énormément de travail, mais les résultats sont encourageants

Comment vous êtes-vous lancée dans l’entrepreneuriat ?

J’ai lancé mon entreprise en juillet 2017 et c’est en janvier 2019 que nous avons réussi à lancer le produit.

La particularité de cette création, c’est qu’il s’agit du projet que j’ai créé lors de mon mémoire à l’université Paris-Dauphine lors de mon master.

J’ai eu énormément de soutien de la part de mes professeurs. Ils m’ont beaucoup encouragée lors de la création, car ils trouvaient mon projet très intéressant et l’idée très innovante.

Les débuts n’ont pas été évidents, j’ai connu quelques obstacles. Je n’avais pas beaucoup de connaissances sur les codes de l’entrepreneuriat.

Cela n’a pas été évident au début de la création, je me suis lancée seule et j’ai connu pas mal d’obstacles. Je me suis retrouvée à effectuer diverses tâches dont je n’avais pas forcément les compétences requises. Mais j’ai fait le choix de me former en autodidacte au fil du temps, car je n’avais pas le financement nécessaire pour entreprendre une formation, c’était assez complexe, mais j’ai réussi.

Comment équilibrez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

Il faut être consciente que les débuts d’une entreprise peuvent demander beaucoup d’investissement pour qu’elle soit pérenne. Aujourd’hui je m’investis beaucoup dans mon travail pour faire en sorte que l’entreprise marche, mais également aussi pour arriver à mieux me rémunérer.

Il est vrai que je me retrouve souvent à travailler tard le soir ou bien les week-ends ce qui n’est pas toujours très sain d’avoir un rythme aussi soutenu. Je me rends compte d’ailleurs que je suis beaucoup plus productive lorsque j’arrive à prendre plus de temps pour moi.

Aujourd’hui c’est un peu compliqué de pouvoir prendre plus de temps, mais c’est quelque chose que je voudrais mettre en place prochainement.

Trouvez-vous qu’il soit difficile d’être cheffe d’entreprise aujourd’hui ?

Pour ma part, le plus difficile est d’arriver à trouver la bonne organisation, mais également de pouvoir gérer la pression et les émotions au quotidien. Prendre du recul pour arriver à mieux gérer les choses n’est pas encore évident pour moi.

Gérer une entreprise n’est pas toujours simple, mais il faut savoir garder à l’esprit que l’on travaille dans un but précis. Il ne faut pas hésiter à se mettre des objectifs pour faire évoluer son entreprise et garder le cap.

Selon vous quels sont les avantages et les inconvénients de l’entrepreneuriat aujourd’hui ?

Les avantages de l’entrepreneuriat, c’est la possibilité de choisir notre emploi du temps, mais également de pouvoir choisir à quel endroit on peut travailler.

C’est une grande liberté de pouvoir créer un projet et de le faire évoluer comme le souhaite. C’est nous qui sommes décisionnaires de ce que nous mettons en place.

Auriez-vous des conseils pour une femme qui souhaite ouvrir son entreprise aujourd’hui ?

Je lui dirai qu’elle n’hésite pas à me contacter si jamais elle a besoin je pourrais l’aider !

swapbook

Je lui conseillerai de se faire aider par des organismes d’aide à la création. On trouve de nombreux organismes aujourd’hui, comme la CCI par exemple, qui peuvent vous aider pour monter votre dossier de création d’entreprise.

Je lui conseillerais également de réfléchir aux besoins en trésorerie de l’entreprise, car se lancer sans financement peut être difficile. J’ai créé mon entreprise à l’âge de 23 ans, sans financement et les débuts ont été compliqués.

Je referai les choses différemment aujourd’hui, sans me précipiter et certainement en s’associant avec quelqu’un. Au début, on a tendance à dépenser un peu trop, à investir dans des choses qui ne sont pas forcément nécessaires. Mais il faut savoir garder les pieds sur terre pour la pérennité de l’entreprise.

Il est également très important de faire connaître son produit, de savoir bien communiquer, d’être présent sur les réseaux sociaux, etc.

Pour ma part, il y a eu certains moments difficiles, mais aujourd’hui je suis sûr d’avoir fait le bon choix en créant mon entreprise.

Nhésitez pas à decouvrir le site Laure Desegaulx, Swapbook

Découvrez également l’ensemble des portraits de femmes d’Entrepreneuriat au féminin.

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