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Carine Colson – Un pas vert aujourd’hui

par Hélène

En s’inspirant des principes de la permaculture, Carine Colson a créé Un pas vert aujourd’hui, qui s’adresse aux entreprises pour les amener vers une démarche éco-responsable avec la permaéconomie. En accompagnant les entreprises vers un meilleur respect de la nature, Carine Colson les aide à se démarquer par cette approche complètement différente qu’est la permaéconomie. Je vous laisse découvrir son portrait.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Carine Colson, j’ai 41 ans, je vis en couple et je suis maman de 2 enfants. Je suis végétarienne et engagée dans une démarche zéro déchet depuis 2 ans et demi maintenant. Je suis féministe, peut-être un peu trop parfois.

J’ai un mantra que je me répète régulièrement, « Fake it until you make it ». En tant que femme, on se retrouve souvent dans la position du syndrome de l’imposteur ou on se sous-estime. Pour oser dire oui plus souvent, je me dis si je pense que je peux le faire, je le dis. Ensuite, je me débrouille pour y arriver, car je suis une personne très travailleuse et bien entourée.

Quelles ont été les grandes étapes de votre parcours de formation ?

J’ai fait un DUT technique de commercialisation et une licence de marketing et communication.

J’ai commencé à travailler dans des startups. J’ai réalisé assez rapidement que j’aimais travailler dans de petites structures pour la polyvalence que ça pouvait apporter, l’esprit d’équipe aussi, c’est très riche d’enseignement. J’aime beaucoup le mode rush dans lequel il faut travailler, réfléchir rapidement. Imaginer des solutions est une chose qui me stimule énormément.

J’ai travaillé pendant 15 ans sur les stratégies de communication et de marketing relationnel. Je faisais du consulting avant de créer mon entreprise Un pas vert aujourd’hui.  

En quoi consiste votre activité de cheffe d’entreprise d’Un pas vert aujourd’hui ? Pourquoi l’avoir choisie ?

En tant que cheffe d’entreprise, il faut être polyvalente (et passionnée !). On touche à tous les domaines : commerce, communication, accompagnement, réflexion stratégique, R&D, etc.

Fleur permaculture - un pas vert aujourd'hui

J’ai choisi la permaéconomie, parce que l’approche est complètement différente. Avec mon entreprise Un pas vert aujourd’hui, je travaille plutôt avec des responsables ou dirigeants pour échanger sur la vision idéale de leur entreprise, sans se mettre de barrières. Ensuite, nous utilisons les principes de la permaculture pour réfléchir à la manière d’atteindre cette vision idéale, durable et idéalement régénératrice. Si nous appliquons le principe « Ne pas générer de déchets », alors nous réfléchissions de quelle manière les réduire, les éviter ou les valoriser. Ils peuvent certainement être une ressource pour quelqu’un d’autre.

Cette approche donne du sens, elle offre un autre point de vue. Elle permet aux gens d’être plus impliqués, plus engagés et d’être plus en synergie. C’est un côté bienveillant que j’apprécie beaucoup et que j’essaie de valoriser à travers cette démarche.

Comment vous êtes-vous lancée dans l’entrepreneuriat ?

Il y a 1 an et demi, je me suis rendu compte qu’il y avait un écart entre ma vie personnelle où je me rapprochais d’un mode de vie zéro déchet, végétarienne… et ma vie professionnelle où on me parlait de rentabilité, de productivité, de consommer toujours plus.

Ça ne fonctionnait plus. J’avais besoin de temps pour me réaligner. Je suis formée à La Fresque du Climat et animatrice. J’ai rejoint le collectif « Zéro Waste France ». Je suis formée au compostage, à la gestion des déchets… Au fur et à mesure, ces sujets prenaient de plus en plus de place dans ma vie.

Un jour, en lisant le journal local, j’ai découvert un parcours féminin d’aide à la création d’entreprise. Et là, je me suis dit « Tiens, j’ai envie de changer le monde. J’ai ce besoin qui m’anime, il faut que je creuse. » Agir au niveau individuel ne suffisait plus, il fallait que j’ai plus d’impact. J’ai donc décidé d’accompagner des structures dans leur transition écologique, mais sans pour autant être un autre cabinet de conseil spécialisé en RSE. Ce parcours d’incubation m’a aidé à affiner mes idées, ma stratégie, etc.

L’idée de la permaculture m’est venue en suivant un MOOC… Je me suis dit, ça y est c’est ce que je veux faire : Appliquer les principes de la permaculture au monde de l’entreprise. La Permaéconomie sait s’inspirer du vivant pour être résilient et régénérateur. « Un pas vert aujourd’hui » est née.

Comment équilibrez-vous vie professionnelle et vie personnelle ?

J’ai la chance d’avoir un conjoint qui m’aide énormément. Entre les missions et les formations, parfois loin, le quotidien peut être compliqué. Être entourée et supportée dans mon activité par mes proches m’aide beaucoup à équilibrer ma vie personnelle et ma vie professionnelle.

J’ai des créneaux dans la journée pour travailler, mais je mets un point d’honneur à garder du temps pour moi et mes enfants. Quand ils ne sont pas à l’école ou chez la nounou, j’essaie d’être avec eux et je recommence à travailler dès qu’ils sont couchés.

En tant que femme, trouvez-vous qu’il est plus difficile d’être cheffe d’entreprise ?

Les mentalités évoluent, pourtant, c’est toujours plus difficile pour une femme de se lancer dans l’entrepreneuriat. L’image de la femme qui doit s’occuper de la maison et des enfants est toujours présente.

Quand on monte son entreprise, c’est souvent l’homme qui a le plus gros salaire au moins au début.

En tant que femme, on n’est pas toujours prise au sérieux quand on monte un projet, on doit prouver beaucoup plus. En se formant souvent seule et sur le tas, on n’a pas toujours la légitimité attendue. C’est toutes ces choses qui rendent la posture de cheffe d’entreprise plus difficile. Heureusement de plus en plus de femmes entreprennent, il faut que ça continue et montrer des modèles féminins de réussite me semble important.

Selon vous quels sont les avantages et les inconvénients de l’entrepreneuriat aujourd’hui ?

La création peut être difficile selon le type de structure choisi : il y a parfois tellement de paperasses. Même si on a l’idée, la volonté et les premières personnes pour travailler avec nous, ces étapes peuvent être compliquées. Ne pas avoir de filet de sécurité aussi peut-être effrayant : il n’y a plus de congés payés, de RTT, d’indemnisation en cas de licenciement. La solitude peut être pesante également.

L’avantage de l’entrepreneuriat, c’est la liberté. Je me lève tous les matins en me disant que ma journée va être géniale parce que j’ai plein d’idées en tête ! Des idées pour mes ateliers, des idées pour animer, des idées d’offres, de partenariat, etc. Je travaille beaucoup plus. Mon esprit ne s’arrête jamais. Je rencontre des gens passionnés, passionnants. Cette liberté d’être sa propre cheffe et de s’organiser comme on le souhaite, ça donne des ailes ! C’est quand même chouette de se dire qu’on a l’opportunité de faire ce qui nous anime tous les jours.

Schema atelier un pas vert aujourd'hui

Quels sont vos secrets pour mieux vous organiser  avec votre entreprise Un pas vert aujourd’hui?

Comme à peu près 99 % des femmes à qui vous avez demandé, je fais des listes longues comme le bras avec des sous-étapes, des deadlines et je raye au fur et à mesure dès que c’est fait ! C’est agréable de voir que les choses avancent.
J’ai également un planning sur le frigo avec mes rendez-vous, webinaires, calls, cours… ça me permet d’avoir de la visibilité et à ma famille également. J’ai la chance de ne pas avoir beaucoup besoin de sommeil et ça, c’est un réel avantage ! Mes journées sont un peu plus longues.

Auriez-vous des conseils pour une femme qui souhaite ouvrir son entreprise aujourd’hui ?

Go, go, go, go !!! Je lui dirais surtout de se faire confiance.

Je suis passée par des incubateurs féminins (Les Premières et HEC Stand Up), ça m’a beaucoup aidé, inspiré et ça m’a surtout rassuré sur ma légitimité. C’est une approche vraiment intéressante où on nous amène à découvrir certaines qualités dont on n’avait pas forcément conscience donc qu’on ne valorisait pas. Pourtant, elles nous permettent d’être légitime dans notre projet. Je conseille vraiment les incubateurs quand on se lance pour la première fois, ça donne des bases et un cadre. Ils permettent de se frotter à l’intelligence collective, à la cocréation et permettent de casser cette solitude, car on rejoint une communauté bienveillante et passionnée.

Je lui dirai d’aller jusqu’au bout de son idée. Et si ça ne marche pas, elle aura beaucoup appris sur elle et développé de nombreuses qualités personnelles et professionnelles, donc quoiqu’il arrive, elle sera gagnante.

N’hésitez pas à découvrir «Un pas vert aujourd’hui » de Carine Colson

Découvrez également l’ensemble des portraits de femmes d’Entrepreneuriat au féminin.

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